5. La « chaîne opératoire» du fer

C’est par des progrès spectaculaires dans le domaine de l’archéométrie que se caractérise, à partir de la fin des années 1980, la seconde phase du renouveau des études paléosidérurgiques relatives à la Gaule romaine.

Dans la mise en évidence des travaux de réduction et de forgage, le rôle des laboratoires est donc désormais essentiel. Grâce aux fouilles récentes combinées aux analyses en laboratoire, nous disposons aujourd’hui d’exemples de structures de travail - bas fourneaux de réduction autant qu’ateliers de transformation - associés aux déchets caractéristiques correspondants en nombre suffisant pour nous permettre de distinguer clairement les ateliers de réduction «primaire» des ateliers de transformation «secondaire», c.-à-d. assumant des activités dites de «post-réduction».

D’autre part, les analyses scientifiques ont également permi de tirer des premières conclusions sur les différentes techniques mises en application au cours de la «chaîne opératoire» du fer, à partir de l’extraction du minerai jusqu’au forgeage de l’objet manufacturé, en passant par la réduction du minerai et le cinglage, c.-à-d. l’épuration de la loupe afin de la transformer en métal ouvrable (Dunikowski et alii 1996, la contribution de N. Dieudonné-Gad dans ce volume).