I. Définitions

Dans la littérature scientifique contemporaine, bien des imprécisions terminologiques sont observables par rapport aux structures archéologiques autres que des tombes que l’on est susceptible de rencontrer dans des contextes funéraires gallo-romains. Une mise au point terminologique s’impose par conséquent avant toute tentative de dresser un état actuel de la recherche sur ces structures.

Alors que la terminologie antique relative au tombeau individuel (Cenotaphium, monumentum, titulus, ossuarium) proprement dit et aux nécropoles (p. ex.: campus) telle qu’elle nous est transmise par les textes littéraires et juridiques ainsi que par l’épigraphie est assez riche, ces mêmes sources ne nous livrent que deux termes pour d’autres structures en relation avec la combustion et l’enterrement des morts, à savoir "bustum" et "ustrinum":

<< bustum proprie dicitur locus, in quo mortuus est combustus et sepultus (...); ubi vero combustus quis tantummodo, alibus vero est sepultus, is locus ab urendo ustrina vocatur… >>

Il a par conséquent fallu inventer des termes modernes pour désigner les autres catégories de structures en relation avec la combustion des morts observables en archéologie funéraire romaine.

A mon avis, à l’état actuel de la recherche, il est possible d’en distinguer au moins trois: