Eisenproduktion und Eisenverarbeitung in Nordgallien und dem
Rheinland während der römischen Kaiserzeit
(1) Que ce soit au niveau de la
production céramique de la Gaule romaine (e.a.1983; 1986, 2001b), de la
production artisanale des Médiomatriques (e.a. 1999) ou de celle de la
Gaule Belgique romaine dans son ensemble (e.a. 2002,
DEMAROLLE/LORIDANT/LUIK/POLFER 2003). L'auteur de la présente
contribution a eu l'occasion de bénéficier des connaissances
profondes de Jeanne-Marie Demarolle en matière d'histoire
économique de la Gaule à l'occasion d'une thèse
d'habilitation qu'elle a bien voulu accepter de d'accueillir à
l'Université de Metz. Qu'elle trouve ici encore une fois l'expression de
sa profonde reconnaissance.
(2) Avec quelques années
de retard sur l'histoire ancienne, la recherche archéologique a
commencé vers le milieu des années 1980 à témoigner
un intérêt renouvelé pour l'économie de l'Empire
romain (e.a. GREENE 1986, MANNING 1987) et ses bases technologiques (e.a.
GREENE 1990; 2000a et b; RAEPSAET 1994). Parmi ces travaux, une place de choix
revient aux études consacrées aux différents moyens de
transport (POMEY 1997, POLFER 2000b) et notamment au transport terrestre
(RAEPSAET 1979; 1998; AMOURETTI 1991; POLFER 1991), qui, en faisant
apparaître toute la diversité des modes de transport de
l'époque impériale, ont entièrement renouvelé la
problématique technologique, rendant définitivement caduques les
anciennes idées reçues d'inadéquation technique et de
faible rendement. Dans d'autres domaines technologiques aussi, elles
s'avèrent fausses, voir p. ex. WIKANDER 1984 et 1985, SCHNEIDER 1992 :
219-223, 2002 ; WILSON 1995 ainsi que les contributions dans MEEKS/GARCIA
1998.
(3) Voir
HUMPHREY/OLESON/SHERWOOD 1998.
(4) Pour la Gaule voir
notamment REDDE 1978; BALTZER 1993 ; CHEVALLIER 1997, FREIGANG 1997 ; BEAL 2000
; DEMAROLLE 2001a et LARSSON-LOVEN 2001.
(5) Pour la Gaule voir
notamment les contributions dans POLFER 1999a et 2001a ainsi que dans
BEAL/GOYON 2002.
(6) À tel point que la
documentation archéologique n'est même pas mentionnée en
tant que catégorie importante de sources (à côté des
inscriptions, des textes littéraires et de l'iconographie) dans la
synthèses récente sur l'artisanat antique par A. BURFORD-COOPER,
DNP V (1998), 138-147, s.v. Handwerk. Klassische Antike, ici col. 139.
L'exemple le plus frappant de ce désintérêt pour les
activités artisanales est certainement la discussion très
animée qui porte, depuis une dizaine d'années, sur la "
romanisation " en Italie et dans les provinces et dans laquelle les questions
relatives à l'artisanat n'ont jusqu'à présent joué
qu'un rôle très mineur. Les facteurs qui peuvent expliquer ce
déséquilibre ont été abordés
récemment (Polfer 2001b et 2004a), il n'est donc pas nécessaire
d'y revenir ici.
(7) Sur les étapes de
l'évolution administrative de la Gallia comata vers les provinces des
Tres Galliae voir HEINEN 1985 : 32-34 ; GOUDINEAU 1990 ainsi que
RAEPSAET-CHARLIER 1998 : 169 et BEDON 1999 : 70-74.
(8) Quant à la
cité des Tongres, une des plus étendues de la Gaule, son
appartenance à partir du règne de Domitien à la Gaule
Belgique ou à la Germanie inférieure fait depuis longtemps
déjà l'objet d'un débat acharné (RAEPSAET-CHARLIER
1994 : 43-50). Sur la base du corpus documentaire épars actuellement
disponible (RAEPSAET-CHARLIER 1995, 1999 : 272), une attribution des Tongres
à la Germanie inférieure nous semble pour le moment la plus
vraisemblable des hypothèses envisageables,en dépit des
incertitudes qui persistent.
(9) Les deux colonies de
déduction, Nyon et Augst, sont toutes les deux situées dans le
district militaire rhénan, constitué en province de Germanie
supérieure sous Domitien, et échappent par conséquent
à notre enquête.
(10) Celle des Virodunenses et
celle des Bononienses, créées toutes les deux à une date
inconnue au Bas-Empire, la première au détriment des
Médiomatriques, la seconde à celui des Morins.
(11) L'Antiquité
tardive verra également en Gaule Belgique deux transferts de chefs-lieu
de cité : dans la cité des Nerviens, Camaracum (Cambray) prend la
place de Bagacum (Bavay), dans celle des Ménapiens, Turnacum (Tournai)
remplace Castellum Menapiorum (Cassel).
(12)Entre autres par JACOB
1984 et MOREL 1992 : 294.
(13) Voir ROSTOVTZEFF 1926 :
67s. et 450, n. 20).
(14) Poitiers voir JOUQUAND
2000, pour Saint-Romain-en-Gal LEBLANC 1996.
(15) Nous limiterons notre
étude aux seuls cas, où la découverte de structures de
production permet de localiser avec plus ou moins de précision
l'implantation de l'atelier dans le tissu urbain antique. Afin de ne pas trop
alourdir le tableau, la bibliographie indique uniquement la publication le plus
récente/la plus importante permettant de rétablir la
bibliographie complète du site en question. Pour l'ensemble de la
province, un catalogue détaillé des activités artisanales
attestées par l'archéologie en milieu urbain sera disponible sous
peu dans POLFER 2004b, la parution d'une monographie collective sur l'artisanat
de la province est prévue pour 2005
(16) Vici de
métallurgistes, de verriers, de cordonniers, c.f. MOREL 1985 et
2001
(17) Voir e.a. MACMULLEN 1974,
append. A.
(18) Argument
déjà avancé par FERDIERE 2001 : 14.
(19) Voir BEDON 1999 : 274-276
et 278s.
(20) Des fouilles
récentes viennent de le confirmer pour la partie septentrionale de
l'espace urbain. Voir St. F. PFAHL, Trier-Moselstrasse Cinemaxx. Die
spätantike Nutzung von "Bauerwartungsland" der mittleren Kaiserzeit, In :
Funde und Ausgrabungen im Bezirk Trier 31, 1999: 51-71.
(21) J.-M. DEMAROLLE (2002 :
160) vient de rendre attentif à un troisième facteur qui a pu
influencer l'implantation des ateliers périurbains, à savoir le
pomerium, c.-à-d. la limite religieuse et juridique séparant l' "
urbs ", la ville romaine au pleins sens du terme, de la
périphérie. Pour Metz, dans l'hypothèse que le
tracé de l'enceinte tardive correspond au pomerium, les " quartiers
artisanaux " du Pontiffroy et de Metz-Gare seraient ainsi à
l'extérieur de ce dernier. Pour les autres villes de la province de
Gaule Belgique, la vérification de cette hypothèse relève
cependant de l'impossible, suite à l'absence complète
d'indications sur le tracé de leur pomerium au Haut-Empire.
(22) Si ce n'est à de
simples travaux de construction, qui semblent parfois l'explication la plus
plausible pour des traces d'activités artisanales
éphémères, comme p.ex. la production de chaux
attestée à Boulogne et à Senlis.
(23) Dans ce contexte,
DEMAROLLE 2002 : 155 évoque pour Metz la " standardisation " des
produits manufacturés dans le cas de la tabletterie de la
résidence Saint-Vincent et des cruches de l'atelier de la rue Mabille
comme indices possibles, mais conclut aussi qu'ils reflètent
peut-être davantage une phase chronologique de production qu'une
spécialisation.
(24) En ce qui concerne le
travail du fer, l'état actuel des recherches (LORIDANT 2001, BIENFAIT
2002) permet de conclure, pour tous les ateliers sidérurgiques
actuellement connus en milieu urbain, à la présence des seules
activités post-réduction de forgeage et de fabrication de
produits finis.
(25) À noter dans ce
contexte que certaines productions céramiques paraissent, jusqu'à
présent, être l'apanage du seul milieu urbain : lampes
(Trèves), figurines en terre cuite (Trèves), plaques à
alvéoles (Bavay).
(26) Voir LORIDANT 2002:
126s.
(27) Ainsi que, bien
sûr, à des activités de transformation liées
à l'alimentation (boulangerie, boucherie etc.), qui restent ici
cependant à l'écart de nos considérations.