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Le nombre de sites qui ont livré de la céramique à aspect de liège et dégraissée à l'aide de coquilles est très limité (Fig. 2). Cette production, qui apparaît sur des sites d'habitat (oppidum du Titelberg, vici et villæ romains) aussi bien que dans des nécropoles rurales, n'est jusqu'à présent connu que sur une dizaine de sites, tous situés dans la partie occidentale de la cité des Trévires. A l'exception de Trèves, nous ne connaissons aucun lieu de trouvaille à l'est de la Moselle. Ainsi la nécropole du vicus de Wederath (17), où pourtant plusieurs milliers de tombes ont déjà été fouillées, n'a pas livré un seul vase fabriqué selon cette technique. La même constatation vaut pour la nécropole de Lebach (18), ayant livré plus de 200 tombes.
Il faut cependant remarquer que notre carte de répartition est susceptible d'être complétée par quelques sites supplémentaires dans les environs immédiats du vicus d'Arlon ainsi que dans le sud-ouest de l'Eifel. En effet, la littérature ne permet pas toujours de juger, pour certaines nécropoles qui ont livré des vases à aspect de liège, si ces vases sont ou non dégraissés à l'aide de coquilles (19). C'est le cas notamment pour les nécropoles de Fouches et de Chantemelle (Belgique, province du Luxembourg) ainsi que pour quelques inventaires de la nécropole de Ferschweiler (Allemagne) (20).